RATPD’après Clean Cities, Paris se classe au premier rang pour la densité de stations ou d’arrêt au km²

Voici une enquête qui donnera probablement le sourire à la Maire de Paris, Anne Hidalgo. Clean Cities est une campagne menée par plusieurs organisations sous l’égide de l’ONG britannique « Transport & Environment ». Cette dernière souhaite encourager les villes à passer vers une mobilité durable d’ici 2030. Et transformer les métropoles européennes en championnes de la mobilité active, partagée et électrique.

L’ONG explique dans l’introduction de son rapport que ce sont les villes qui détiennent la clé d’une Europe tournée vers une mobilité respectueuse du climat. En effet, près de trois Européens sur quatre vivent en zone urbaine. Les transports dans les villes sont ainsi  responsables de 23 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE. Selon l’ONG, c’est le seul secteur qui a vu ses émissions augmenter depuis 1990. De fait, l’index de pollution atmosphérique est supérieur dans plus de 100 villes du continent au seuil recommandé de qualité de l’air.

Le rapport a retenu cinq catégories comprenant un total de 11 indicateurs. Soit notamment l’aménagement de l’espace urbain, la sécurité routière, les transports publics,
l’infrastructure de recharge des véhicules électriques. Ou encore des décisions plus politiques telles que les zones à émissions faibles ou nulles et la qualité de l’air. Les performances des villes sont évaluées à l’aune de références officielles (OMS ou la « Vision zéro » de l’UE en matière de sécurité routière). La collecte et l’analyse des données ont été ensuite traitées par Ricardo Energy & Environment.

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Clean CitiesParis: transports publics peu chers et congestion des routes

Il en ressort que Paris se classe plutôt favorablement sur un total de 36 villes sélectionnées en Europe. Elle se trouve en cinquième position avec des résultats extrêmement favorables pour le coût peu élevé de ses transports et les politiques de restriction de la circulation automobile. Elle caracole en tête notamment pour la densité d’arrêts et de stations. On trouve effectivement 16,7 arrêts ou stations en moyenne sur 1 km2. Par comparaison, on ne trouve que 3,3 arrêts à Rome et même 2,1 arrêts à Oslo.

En revanche, elle est loin derrière la plupart des grandes métropoles européennes pour la qualité de l’air et les espaces réservés aux habitants. Paris est même la troisième ville d’Europe la plus encombrée. 35,7% de ses routes sont congestionnées, un chiffre seulement surpassé par Varsovie (36,7%) et Edimbourg (37,7%).

Lyon arrive en 11ème position tandis que Strasbourg et Marseille affichent de médiocres performances. La capitale de l’Alsace est en 21ème position tandis que la cité phocéenne termine en 26ème position. Elle est particulièrement mal notée pour les aménagements en faveur des habitants, le coût des transports publics et ses politiques de réduction de la circulation.

Les villes d’Europe du Nord au top

Dans le reste de l’Europe, les villes scandinaves obtiennent sans surprise les meilleurs scores. Oslo, Helsinki, Copenhague et Stockholm se classent respectivement en 1ère, 3ème, 4ème et 6ème position. Amsterdam se classe pour sa part en seconde position. En revanche, Berlin et Hambourg alignent des indicateurs plutôt médiocres.

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A noter que Londres fait mieux que ce l’on peut imaginer. La métropole britannique se classe 12ème de la liste. Mais il faut noter que les transports publics sont les plus chers d’Europe. Ils engloutissent 9,6% du revenu moyen d’un ménage. Contre 4% à Strasbourg, 2,3% à Paris, 2,4% à Bruxelles et 1,3% à Copenhague!

La notion d’accessibilité tarifaire des transports reste très subjective pourtant. Car elle se base sur les revenus des ménages locaux. Par exemple: si le coût des transports publics de Lisbonne est parmi les plus élevés de l’UE, il reste infiniment moins cher qu’à Paris par comparaison. Un ticket de métro est vendu à l’unité 1,50€ contre 1,90€ pour la RATP. En revanche, il faut payer 3,50€ pour un billet individuel pour le centre de Munich. Cela, malgré le fait qu’il ne représente pour un Munichois que 1,5% de son revenu…

Tableau comparatif sur la mobilité de 25 métropoles européennes

Ville Transports publics: % dans le budget d’un ménage Densité de stations/d’arrêts au km2 Congestion des routes (2018-2020) en %
Copenhague 1,3 6,4 20,3
Munich 1,5 4,8 28,0
Prague 1,9 3,3 26,3
Oslo 2,0 2,1 21,0
Barcelone 2,3 10,5 26,7
Paris 2,3 16,7 35,7
Bruxelles 2,4 8,0 34,7
Varsovie 2,4 4,2 36,7
Rome 2,5 3,3 34,7
Milan 2,7 9,4 28,0
Madrid 2,9 4,5 20,0
Vienne 3,2 6,9 27,0
Helsinki 3,4 6,9 18,0
Stockholm 3,5 5,9 25,3
Amsterdam 3,6 3,8 22,7
Edimbourg 3,6 4,3 37,7
Lyon 3,6 10,2 28,0
Marseille 3,8 5,3 33,0
Berlin 3,9 4,1 31,0
Strasbourg 4,0 4,6 25,3
Hambourg 4,1 3,0 32,0
Lisbonne 4,3 14,3 29,3
Birmingham 7,9 7,9 25,0
Manchester 9,0 5,0 29,0
Londres (Centre) 9,6 10,7 35,3
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(Source: cleancitiescampaign.org)